Vous pensez qu'il est en mauvaise condition, mais en réalité, le rythme d'entraînement est mauvais
Faits saillants d'AviQ
- La réticence à voler signale souvent un surentraînement précoce
- Les muscles mous peuvent provenir d'une déconnexion du rythme nutrition-entraînement
- L'état des fientes est un indicateur clé du rythme d'entraînement
Lorsqu'un pigeon voyageur est paresseux pendant les vols à domicile, rentre tard de l'entraînement, ou même se perche sur le toit du colombier sans vouloir entrer, la première réaction de la plupart des amateurs est : 'Ce pigeon est en mauvaise condition.' S'ensuit une série d'actions de 'conditionnement' : supplémentation en nutriments, administration de médicaments, réduction de l'entraînement ou isolement.
Cependant, dans de nombreux cas, la 'mauvaise condition' affichée par le pigeon n'est pas due à des problèmes de fonction physique ou de santé, mais plutôt à un désalignement entre le 'rythme d'entraînement' défini par le gardien et les propres cycles physiologiques et psychologiques du pigeon. C'est comme demander à un marathonien qui vient de terminer une course de sprinter immédiatement sur 100 mètres ; sa 'mauvaise condition' est le résultat inévitable d'un rythme défectueux.
Qu'est-ce que le 'rythme d'entraînement' ?
Le rythme d'entraînement fait référence à l'ensemble du cycle dynamique d'entraînement, de nutrition, de repos et de motivation psychologique planifié pour les pigeons voyageurs autour d'une saison ou d'une course spécifique. Il ne s'agit pas d'un programme rigide et fixe, mais d'un plan 'vivant' qui est constamment affiné en fonction de la progression globale du groupe, des réponses individuelles de chaque pigeon et des variables externes comme la météo et le calendrier des courses.
Objectif principal : synchroniser l'énergie physique, la psychologie et le désir de retour au colombier du pigeon pour qu'ils atteignent leur apogée précisément le jour de la course désigné.
Rythmes défectueux courants :
- 🚫 Rythme d'« accélération linéaire » : le volume d'entraînement ne fait qu'augmenter, l'intensité grimpe régulièrement.
- 🚫 Rythme « freestyle » : entraînement intense aujourd'hui, arrêt complet demain.
Les deux rythmes sont très susceptibles de faire en sorte que le pigeon montre des signes de 'pseudo-mauvaise condition'.
Trois manifestations typiques de la 'pseudo-mauvaise condition' et leurs racines rythmiques
1. Réticence à voler, retours tardifs ➜ Alerte précoce du 'syndrome de surentraînement'
C'est le jugement erroné le plus courant ! Lorsque l'intensité ou la fréquence de l'entraînement dépasse constamment la capacité de récupération du pigeon, il entre dans un état de 'surentraînement'.
Caractéristiques :
- La fatigue psychologique apparaît en premier.
- Temps de vol à domicile plus courts, cercles peu enthousiastes autour du colombier.
- Temps de retour plus longs après l'entraînement et apparence fatiguée à l'atterrissage.
Cause profonde : l'amateur adhère à un entraînement à « accélération linéaire », ne fournissant pas de « périodes de récupération » suffisantes. Le principe physiologique de la « surcompensation » stipule qu'après avoir subi une charge, le corps a besoin de temps pour récupérer à un niveau supérieur à son état d'origine. Un entraînement en surcharge continue ne fait qu'accumuler de la fatigue chez le pigeon, empêchant l'achèvement du cycle de « surcompensation ».
2. Muscles mous et inélastiques ➜ Déconnexion entre le rythme de la nutrition et de l'entraînement
Parfois, l'appétit d'un pigeon est normal et ses fientes sont correctes, mais lorsqu'on le manipule, les muscles de la poitrine semblent mous et faibles.
Caractéristiques :
- Les muscles manquent de volume et d'élasticité au toucher.
- Les ailes semblent faibles et lourdes pendant le vol.
Cause profonde : le rythme de l'apport nutritionnel dans l'alimentation ne correspond pas au rythme des dépenses d'entraînement. Par exemple, un jour d'entraînement de haute intensité, les glucides et les protéines ne sont pas reconstitués à temps, ce qui entraîne un déficit énergétique musculaire ; ou un jour de repos, on donne encore des aliments à haute énergie, ce qui entraîne une accumulation de graisse au lieu de la production de muscles.
3. Agitation émotionnelle, combats fréquents ➜ Déséquilibre du rythme psychologique
Pour les coqs veufs, une quantité modérée de « jalousie » et de désir de revendiquer le nid avant une course est une bonne chose, mais si cela se transforme en agitation constante et en combats fréquents dans le colombier, cela peut être le signe d'un rythme psychologique perturbé.
Cause profonde :
- Permettre au coq de voir sa partenaire trop tôt ou trop fréquemment, ce qui entraîne une surexcitation et une incapacité à se reposer calmement.
- Un colombier bruyant, surpeuplé ou une entrée fréquente d'étrangers, provoquant un manque de sécurité.
Comment calibrer votre rythme d'entraînement ?
La clé pour calibrer le rythme est d'apprendre à observer et à combiner les sensations subjectives avec des indicateurs objectifs.
Indicateurs de calibrage objectifs :
- 📈 État des fientes : c'est le « baromètre » le plus direct de l'état interne. Des fientes aqueuses à molles à bien formées en « balle », cela reflète le rythme de la digestion et de l'absorption.
- 🖐️ Sensation musculaire : manipulez les muscles de la poitrine quotidiennement pour sentir les changements subtils de volume, d'élasticité et de température.
- ⚖️ Changement de poids : une mesure régulière du poids est la référence pour juger si les dépenses énergétiques et la reconstitution sont équilibrées.
Mentalité de pratique : suivez le cycle physiologique de « charge ➜ récupération ➜ surcompensation », adoptez un plan d'intensité d'entraînement « en forme de vague » (en alternant fort et faible), et synchronisez les rythmes de l'apport nutritionnel et de la motivation psychologique. Lorsque vous cesserez de voir vos pigeons comme des machines qui ont besoin d'être constamment poussées et que vous commencerez à les voir comme des instruments qui ont besoin d'être soigneusement accordés, vous vous serez véritablement engagé sur la voie de l'entraînement au championnat.