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Économie de marché

En quoi consistent exactement les concours de pigeons voyageurs ? Décortiquer le fonctionnement réel d'une course du point de vue d'un profane

Faits saillants d'AviQ

  • Le système utilise le principe "une vie, une course", avec des pigeonneaux âgés de 4 à 8 mois en compétition.
  • Lâchés en mer, les pigeons doivent parcourir plus de 300 km pour regagner leurs pigeonniers sur l'île.
  • Les taux de retour globaux des courses sont souvent inférieurs à 5 %, parfois même à 1 %.

Sous le ciel de Taïwan, plus de cent mille pigeons voyageurs prennent leur envol chaque année, revenant à leurs pigeonniers depuis des centaines de kilomètres en mer. Pour les non-initiés, il ne s'agit peut-être que d'une volée d'oiseaux qui passent, mais pour les participants, c'est une compétition intense qui allie combat aérien, stratégie et psychologie, avec des cagnottes atteignant souvent des dizaines de millions, voire des centaines de millions de NTD. Cet article décortiquera le fonctionnement réel d'une course de pigeons du point de vue d'un profane.

I. Le cœur du système : la course en mer éprouvante « une vie, une course »

Les courses de pigeons modernes à Taïwan ont évolué pour devenir un modèle unique au monde de « course en mer ». Pour éviter la triche (comme l'utilisation de plusieurs pigeonniers) et augmenter l'excitation et l'équité de la compétition, le système adopte généralement la règle de la « course de jeunes pigeons » et de la « une vie, une course ». Les pigeons en compétition n'ont généralement que 4 à 8 mois et ne participent qu'à une seule saison complète de courses au cours de leur courte vie. Les courses se déroulent en « saisons » - printemps, été et hiver chaque année. Chaque saison se compose de plusieurs étapes ou « manches », par exemple, le système du nord de Taïwan (Beihai) comporte souvent 1 manche de qualification plus 5 manches officielles, tandis que le système du sud (Nanhai) comporte 2 manches de qualification plus 5 manches officielles. Les pigeons doivent retourner à leur pigeonnier dans le temps imparti pour chaque manche afin de se qualifier pour la suivante, les distances augmentant d'environ 150 km dans les manches de qualification à 300-320 km à la cinquième manche.

II. Le jour de la course : du lâcher en mer au retour sur terre

Le jour de la course, des milliers, voire des dizaines de milliers de pigeons sont chargés sur des cargos spécialisés et transportés vers un point de lâcher prédéterminé en mer. Le processus de lâcher est souvent diffusé en direct sur des plateformes comme YouTube, attirant des dizaines de milliers de téléspectateurs en ligne. Une fois libérés au-dessus de l'immensité de l'océan, les pigeons doivent se fier à leur instinct et à leur entraînement pour identifier leur direction et rentrer sur l'île principale de Taïwan, pour finalement retourner à leurs pigeonniers d'origine.

Sur terre, les propriétaires et les entraîneurs attendent déjà avec anxiété dans leurs pigeonniers. Lorsqu'un pigeon revient et se pose sur le plateau du capteur spécial à l'entrée du pigeonnier, sa bague électronique est immédiatement scannée, et l'heure de retour précise est transmise en temps réel au club colombophile via un système de « pointage électronique ». Cette heure est la seule base pour le calcul des résultats. Pour garantir l'équité, les premiers pigeons à rentrer doivent également être amenés au club pour vérification dans un délai spécifié afin d'éviter toute tricherie.

III. La dure réalité : des taux de retour extrêmement bas

La course en mer est semée d'embûches, notamment des conditions météorologiques extrêmes, le fait de se perdre et l'épuisement menant à la noyade en mer, ce qui entraîne des taux d'attrition extrêmement élevés pour les pigeons. Le taux de retour total pour une course est souvent de l'ordre de quelques pourcents, parfois même inférieur à 1 %. Par exemple, lors d'une course de printemps organisée par un club de Tainan en 2024, seuls 15 des 1 349 pigeons ont terminé la course, soit un taux de retour d'environ 1,11 %. La plupart des pigeons qui ne rentrent pas à temps sont perdus à jamais en mer.

IV. La force motrice : d'énormes sommes d'argent, officielles et officieuses

Derrière un système de course aussi sévère se cache une énorme force motrice économique. Les prix sont principalement divisés en deux parties :

  1. Prix officiels (prix des bagues) : proviennent des « bagues » achetées par les amateurs pour participer à la course, chaque bague coûtant environ 1 000 à 3 000 NT$, servant de frais d'inscription de base. Après déduction des frais de fonctionnement du club, cet argent est distribué aux gagnants en fonction de leur classement.
  2. Prix officieux (暗組 - « Dark Pools ») : c'est là que se trouve le vrai pactole. Les amateurs placent divers paris annexes sur leurs propres pigeons avant la course, comme la nomination d'un pigeon spécifique pour remporter une seule manche ou la prédiction du classement général sur cinq manches. Ces paris officieux forment un énorme pool de prix, atteignant souvent des centaines de millions de NT$, dépassant de loin le prix officiel des bagues.

Conclusion : Les courses de pigeons taïwanaises sont un test ultime qui combine la lignée, l'entraînement, la gestion et la chance. Elles ne portent pas seulement sur la capacité de vol des pigeons, mais aussi sur les connaissances, la stratégie, les ressources financières et la force psychologique du propriétaire. Dans ce jeu à haut risque et à haute récompense, chaque détail peut déterminer la victoire ou la défaite, ce qui en fait un sport unique, stimulant et fascinant.

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